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Audits énergétiques

Motivations

Les motivations pour la réalisation d’un audit énergétique sont très variables:

  • répondre à des obligations légales ou réglementaires (dans le cadre par exemple des Accords de branche en Wallonie, de l’EBO en Flandre, de l’introduction d’un permis d’environnement à Bruxelles)
  • satisfaire aux exigences d’un système de management de l’énergie (ISO 50001)
  • respecter une obligation légale (directive européenne sur l’efficacité énergétique par exemple)
  • se positionner vis-à-vis des concurrents, et des meilleures techniques disponibles
  • définir un plan d’économie à court et moyen terme
  • réduire son empreinte carbone
  • ….

Quelle que soit la motivation, pour réussir un audit il faut au minimum 5 conditions

  • la compétence de l’équipe d’audit
  • le choix et le respect d’une méthodologie
  • l’évaluation correcte du niveau de performance
  • la rédaction des conclusions sous la forme d’un plan d’action
  • le suivi du plan d’action

Compétences

La réalisation d’un audit doit être confiée à un comité d’audit, regroupant les personnes internes de l’entreprise qui disposent des connaissances liées à la conduite et à la maintenance des équipements et qui seront amenés à intervenir de manière plus ou moins intensive, ainsi que des experts d’Ellipse – ISE qui maîtrisent le secteur concerné.

Selon l’importance de l’audit, ce comité est placé sous la tutelle d’un comité d’accompagnement intervenant aux moments clefs du déroulement.

Méthodologie

Il existe de nombreux standards qui peuvent, ou doivent selon le cas, être utilisés:

  • la méthodologie définie pour la réalisation des audits accord de branche de deuxième génération en région wallonne
  • le cahier des charges minimal pour la conduite d’un audit dans le cadre du décret wallon AMURE
  • le cahier des charges minimal applicable aux audits réalisés dans le cadre du décret wallon UREBA
  • le cahier des charges d’un pré-diagnostic énergétique dans le cadre d’un financement par l’Ademe
  • le cahier des charges pour un diagnostic énergétique dans le cadre d’un financement par l’Ademe
  • la norme européenne EN 16247 définissant les exigences liées à un audit
  • la norme européenne EN 16231 précisant la méthodologie à suivre pour la réalisation d’un benchmark énergétique
  • les prescriptions pour la réalisation d’un audit énergétique lié à un permis d’environnement en région bruxelloise
  • la méthodologie pour la réalisation d’un audit de cogénération en région wallonne
  • les prescriptions définies dans le cadre d’un système de management énergétique ISO 50001

Le choix de la méthodologie est dicté par différents facteurs, tel que le mode de financement de l’audit, mais il est essentiellement fonction des attentes des différents intervenants, et du scope de l’audit (analyse globale d’un site, d’une ligne de production ou d’un usage défini, focalisé sur une énergie ou centré sur tous les vecteurs, …).

Niveau de performance

L’évaluation du niveau de performance de chaque usage est une étape primordiale dans la conduite de l’audit.
A l’issue de cette étape, tous les usages sont définis par un ou plusieurs indicateurs de performance.

Ceux-ci se présentent sous diverses formes:

  • répartition de la consommation et des émissions de gaz à effet de serre pour une période donnée entre les différents usages et les différents vecteurs énergétiques
  • évolution des consommations et des émissions au cours du temps
  • relation entre niveau de consommation et niveau d’activités, avec la prise en compte éventuelle de facteurs d’influence
  • diagramme des flux énergétiques

L’analyse et la comparaison de ces données avec les valeurs habituellement rencontrées, ou celles issues des MTD (Meilleures Techniques Disponibles), constituent une première alimentation pour l’élaboration du plan d’action.

Plan d’action

Chaque opportunité d’amélioration est analysée sur 4 plans:

  • Technique:
    • quelle est la complexité pour la mise en oeuvre?
    • quel est son niveau d’interaction avec les autres opportunités?
    • ce type d’action a-t-il déjà été réalisé sur d’autres sites?
    • quelles sont les répercussions sur l’organisation, la maintenance, le niveau de production et la qualité?
  • Energétique et environnemental:
    • quelles sont les économies, et les sur-consommations éventuelles, au niveau de chaque vecteur énergétique?
    • quel est l’impact au niveau des émissions de gaz à effet de serre?
    • quelle est la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les sites concernés par la directive européenne EU ETS?
    • quel est l’impact sur le niveau de performance de l’usage concerné et du site en général?
  • Financier:
    • quel est le gain financier annuel sur la facture énergétique?
    • quels sont les surcoûts annuels éventuels, liés à la gestion, à la maintenance, … ?
    • quelles sont les possibilités d’aide financière (aide à l’investissement, aide à la production, déduction fiscale, … ?
    • quels sont les paramètres financiers (temps de retour simple, valeur actuelle nette, taux interne de rentabilité, … ?
  • Gestion des risques:
    • quels sont les risques énergétiques (manque de fiabilité des données, …), techniques (défaillance, défaut de fiabilité, rendement insuffisant, …), financiers (prix des énergies, changement du régime d’octroi des aides, …) ou législatifs (nouvelles impositions, …) qui existent et qui pourraient affecter notablement la rentabilité?

A l’issue de cette première étape, Ellipse – ISE classe les différentes opportunités en une proposition de plan d’action.
L’ordre de priorité accordé dépend des attentes du site: rentabilité financière, cash flow, réduction des coûts opérationnels, diminution des émissions de gaz à effet de serre, …

Suivi du plan d’action

Le but d’un audit n’est pas d’établir un plan d’action, mais de contribuer à l’amélioration de l’efficience.
C’est pourquoi Ellipse – ISE assure de manière systématique un suivi à la mise en place du plan d’action.

Ce suivi a pour but d’éliminer toute barrière, humaine, technique ou financière qui pourrait s’opposer à la réalisation d’une des actions.
Le contenu du suivi est variable, amis il comporte au minimum les prestations suivantes:

  • contact téléphonique mensuel pendant une période de 12 mois démarrant 2 mois après le présentation du plan d’action
  • support technique pour la sélection des fournisseurs
  • assistance technique pour les appels d’offres, sans prestations de type engineering
  • appréciation globale des offres reçues
  • explication complémentaire éventuelle sur les actions proposées.